Tuons-nous notre créativité ?

Dans une vidéo, Sir Ken Robinson, expert mondial en créativité, expose sa théorie sur l’impact de notre système éducatif sur notre capacité à être créatif, et sa conclusion est sans appel : l’école tue lentement mais surement notre « pensée divergente. » La pensée divergente est notre capacité à comprendre les questions qui nous sont posées sous différents angles possibles, bref notre capacité à sortir du cadre de référence.

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Il a ainsi mené une étude pour mesurer le niveau de la pensée divergente. L’étude porte sur une question : « Combien d’usages peut-on faire d’un trombone ?  »
1500 élèves ont été suivis de la maternelle jusqu’à leur entrée à l’université. Les résultats sont éloquents : à la maternelle, 98% sont des génies de la pensée divergente, à 8/10 ans, le même groupe ne compte plus que 30% de génie et cela chute encore à 12% chez les 13/15 ans.

Pourquoi une telle chute ?

Pour Sir Ken Robinson, la réponse se situe dans les méthodes d’apprentissage, qui selon lui sont archaïques, car mis en place pour répondre aux besoins de la révolution industrielle de la fin du XIXè siècle. Pour lui, l’école fonctionne comme une industrie, ce qui annihile l’esprit créatif des élèves, car un tel fonctionnement est contraire à l’évolution du monde aujourd’hui, où l’urgence domine, où l’information circule de plus en plus vite et qui réclame de plus en plus créativité et indépendance d’esprit.

Le 21è siècle sera-t-il le siècle de la révolution éducative ?

Et dans nos entreprises ?

Cette vidéo nous renvoie également à nos fonctionnements au sein de nos entreprises. Dans un monde hyper concurrent, saturé d’informations, qui oblige à regarder loin et décider vite, les fonctionnements en ilôts, les logiques de pouvoir et d’obéissance, les insuffisances managériales tuent la pensée, la créativité et l’indépendance d’esprit indispensables à l’expression de la divergence et à la créativité.
Facebook et Google, notamment, l’ont bien compris et nous montrent l’exemple.

  • Google, oblige tous ses salariés à passer 20% de leur temps de travail à travailler sur un projet qui ne concerne pas directement leur mission ou directement Google. Résultat, les salariés sont plus productifs dans les 80% du temps restant et participe à donner une image positive de Google hors de ses murs.
  • Facebook, organise 4 à 5 fois par an, un marathon de l’innovation : le Hackathon. Le principe est simple, une nuit où tout le monde participe et dont l’obligation est de travailler sur un autre projet que le sien. De là est née la fameuse Timeline Facebook.
  • 3M est réputée pour accorder à tous ses salariés beaucoup de temps libres en innovation.
Ainsi, pour que nos équipes soient créatives et performantes,
il faut créer les conditions pour la naissance d’idées. 
La confiance, le non-jugement, la liberté de pensée et de parole,
l’ouverture à l’extérieur, sont autant de principes que nous managers,
nous devons permettre au quotidien.

Et vous où en êtes-vous ?

 

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