Quels talents pour devenir dirigeant d’un grand groupe ou d’une start-up ?

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Voici une réflexion suite à une interview d’un dirigeant, sur les talents nécessaires pour réussir à un poste de dirigeant

Quels talents pour devenir dirigeant d’un grand groupe ou d’une start-up ?

Tout d’abord la confiance en soi est la première idée qui vient, tant elle apparaît comme le fondement de toute action et capacité à séduire. On ne peut faire confiance à un autre que soi qu’à partir du moment où l’on ressent chez l’autre une certaine confiance instinctive. Comme le disait Churchill, « on ne réussit pas parce qu’on est le meilleur, mais parce qu’on ne doute plus ». La capacité de séduction découle alors naturellement de ce premier talent. Qu’il s’agisse de savoir se vendre, de savoir convaincre ou bien de savoir se faire remarquer au hasard des rencontres. Certains appelleront cela du leadership, d’autre du charisme ou du caractère.

Et il n’y a confiance et leadership que parce qu’une vision et une ambition audacieuses habitent l’individu. « Il n’y a point de vent favorable à un navire qui n’a pas de port », ou comme le disait d’une manière plus pragmatique Kipling, « dis-moi en quoi tu crois, ou en quoi tu veux croire, et sur cette croyance qui n’est pas forcément une certitude, construis ton projet ».

Mais ces talents de confiance et d’ambition, utiles dans un grand groupe, sont-ils vraiment suffisants pour créer une start-up ? La réponse est tout d’abord affirmative, car une expérience forte dans un grand groupe international est une école technique et humaine intense qui approfondit la vision et la confiance en soi. Mais cette confiance peut-être insuffisante ensuite, car la réalité quotidienne d’un gigantesque paquebot qu’est un groupe international, est éloignée de la dure réalité prosaïque d’une création de start-up. Envoyer soi-même ses premières commandes, rédiger son premier contrat de travail, faire du porte à porte pour vendre, sont autant de tâches qu’un dirigeant formé aux meilleures écoles n’est pas habitué à réaliser.

C’est le paradoxe de l’entrepreneur. Intégrer les polarités complémentaires du process et de l’humain, du prévisible et de l’imprévisible, du rêve et du réel, en essayant de rester toujours connecté à une curiosité et un enthousiasme pionnier. C’est là que la force de caractère, alliée à une salutaire humilité, est nécessaire. Tout autant qu’une solide motivation ancrée dans le bonheur de créer, la gentillesse, ou le plaisir de faire réussir.

C’est d’ailleurs souvent, de manière consciente ou inconsciente, la quête de la création d’une entreprise : se confronter à la vérité du réel, plutôt qu’à la seule apparence du concept. Se mesurer à la page blanche d’une histoire à écrire, plutôt que de se conformer aux codes d’une histoire déjà écrite.

Tristan Buscato

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