L’éloge de la paresse

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L’éloge de la paresse : tel était le titre provocateur d’un article paru il y a un an dans le très sérieux « The Economist ». Le constat initial était accablant : les managers se porteraient mieux s’ils en faisaient moins et pensaient plus. Un peu réducteur sans doute, et pourtant…

Et pourtant le plus grand problème dans le monde de l’entreprise n’est pas d’en faire trop peu mais d’en faire beaucoup trop. Trop de temps improductifs et d’interruptions, trop de choses faites de façon répétitive, et finalement un agenda trop rempli.

Ainsi, les Américains travaillent 8 heures et demie de plus par mois qu’en 1979. Une étude, réalisée par Good Technology, un fournisseur de réseau mobile sécurisé pour les entreprises, a révélé que plus de 80% des salariés continuent de travailler après avoir quitté le bureau, 69% ne peuvent se coucher sans vérifier leur boite de réception d’emails et 38% consultent leur emails professionnels pendant le diner !

Cette suractivité a un effet pervers; elle rend difficile la concentration au travail. On sait pourtant que les salariés sont plus créatifs les jours où les rythmes d’activité sont faibles plutôt que les jours où la pression est forte ou lorsqu’ils sont confrontés à une multitude d’exigences.

En 2012, Gloria Mark (Université de Californie) et deux de ses collègues ont privé pendant 5 jours 13 personnes d’un service informatique de l’utilisation de leur messagerie électronique. En observant attentivement leurs modes de fonctionnement, ils ont constaté une amélioration très significative de leur capacité à se concentrer; leur niveau de stress avait, dans le même temps, diminué.

Fort de ce constat, certaines entreprises ont mis en place des « Friday no mail »: chaque vendredi, les collaborateurs viennent ainsi en réunion sans ordinateur, sans blackberry…et se montrent beaucoup plus participatifs !

 

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