La réunionite : une exception française ?

Réunionite

Comme pour d’autres pans du management, la réunion est aussi une question de culture. Pour les anglo-saxons, c’est un lieu de prise de décision alors qu’en Asie, il s’agit davantage d’un lieu d’observation, de jaugeage des interlocuteurs.

En France, la réunion est un lieu d’échanges d’informations. Chaque pays a ses règles qui conduisent à des degrés divers de réunionite. Et, en la matière, la France se situerait plutôt au milieu du gué.

Un cloisonnement de la vie familiale et privé qui rend inapproprié tout échange préalable sur le weekend, des réunions ponctuelles très préparées qui reposent sur un fort pragmatisme et dont les résultats ne sont jamais remis en cause…c’est ainsi que pourrait se résumer une réunion réussie en Allemagne.

En Grande Bretagne, la ponctualité est également de mise, ainsi qu’une certaine culture de la confrontation, sous couvert de politiquement correct.

À l’opposé figurent les pays latins comme l’Espagne ou l’Italie où, comme en France, le quart d’heure de retard est la règle. Moins structurées, plus brouillonnes, puisqu’on s’y interrompt sans complexe, ces réunions peuvent aussi se montrer extrêmement créatives. Pourquoi donc ne pas s’inspirer des bonnes pratiques de l’un ou l’autre de ces pays ?

Reste que la réunion constitue un élément très chronophage pour bon nombre de salariés interrogés. Un professeur américain a même évalué à plus de 48 heures par mois le temps passé par un cadre en réunion.

Qui n’a jamais participé à l’une de ces joutes verbales dont le seul résultat est de conclure à la nécessité de se réunir à nouveau ?

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