A propos des Y….tout change, c’est tellement évident…

generation Y

Bien évidemment, et nous le vivons tous, la génération nouvelle qui entre en entreprise ne ressemble pas à la précédente. Ses aspirations, ses codes, son regard sur le monde sont différents et vont changer l’entreprise.

Elle est nouvelle en ce sens qu’elle est mondiale, montante et post-moderne.

Elle est nouvelle en ce sens qu’elle est la toute première numérique : elle va bouleverser les rapports à l’information, à la créativité, à l’autorité, au style de management dans les entreprises.

Elle est nouvelle en ce sens qu’elle va réinterroger le sens profond du travail, de la formation, de la vie, de l’accomplissement de soi et, peut-être même du salariat.

Et pourtant, rien ne change

Mais il en va du changement comme toutes les modes de management, personne n’ira vérifier sur le terrain dans 5 ans l’efficacité des recommandations des gourous du management. Pire, qui ose nuancer la fausse évidence se voit d’emblée disqualifié et taxé de conservateur, réac ou pire, de vieux… c’est le terrorisme idéologique du changement.

Pourtant, que l’on soit Y, Z ou X, il y a des questions et des réponses intemporelles, les plus fondamentales. Prenons celles de la réussite. Ses clés sont aujourd’hui les mêmes que celles d’hier, elles le resteront demain.

De tout temps et pour chacun, la question de la réussite pourrait ainsi se formuler : « suis-je prêt à mettre mon investissement à la hauteur de ma quête ?» pour paraphraser un célèbre entraîneur. En d’autres termes, au-delà de l’enthousiasme du but, suis-je prêt à souffrir souvent, endurer régulièrement, m’investir totalement, sacrifier des divertissements et des équilibres de vie ? La réussite n’est pas un film hollywoodien, tant elle oblige à des efforts hors du commun. C’est le cas de toutes les hautes aspirations, personnelles, professionnelles, sportives, artistiques… : par exemple celle de vivre une vie de couple heureuse et durable, celle d’éduquer et élever haut ses enfants, celle d’atteindre des ambitions professionnelles ou des objectifs sportifs.

Alors voilà ce que j’ai envie de dire à mes enfants, Y, Z et pour deux d’entre eux post Z…

  • La passion : auras-tu le feu sacré pour l’activité que tu veux porter haut et loin ? Car la passion est l’énergie de la réussite, le carburant qui produit le plaisir et l’enthousiasme. Cet enthousiasme, du mathématicien, du cuisinier ou du carreleur est une générosité qui transporte les autres, transforme le talent en projet et finalement change le monde.
  • L’ambition : auras-tu la vision de ta quête, un grand rêve ou un projet fou à réussir ? Car la vie ne nous offre jamais rien de plus que ce que l’on désire profondément. Il te faudra un rêve fort pour tenir tête aux défaitistes de tout poil qui t’expliqueront que c’est impossible alors qu’ils ne parleront que d’eux-mêmes.
  • La détermination : auras-tu la détermination qui te fera durer ? Car la constance est mère de la réussite tant il faut de temps, d’efforts, de sacrifices pour atteindre le rêve. Sache que le podium, si tu le vises, et quel qu’il soit, se compte en années. Il en a fallu 10 à 15 au champion pour y accéder, il en a fallu autant à tous les pionniers de la Silicon Valley pour commencer à s’enrichir (nous spectateurs ébahis et un brin envieux ne voyons que les paillettes de la réussite et pensons chance, hasard ou talents…) et il faut une vie pour être un parent réussi…(c’est pour cela que seuls les grands parents le sont)…
  • L’obsession: auras-tu en permanence l’obsession des détails, la concentration sur tes basiques, la rigueur du geste ? Car l’œuvre se bâtit dans le souci du détail, l’amour du beau geste et le goût de la discipline. Il te faudra ne jamais te lasser de répéter tes gammes. Tout simplement travailler.
  • La progression : auras-tu toute ta vie l’envie de progresser, sans jamais idolâtrer la victoire ? Car la victoire (comme la défaite) est trompeuse, si elle ne permet pas de comprendre et d’apprendre. Comme le champion au lendemain de son titre olympique qui cherche à comprendre ce qu’il peut encore améliorer.
  • Le sillon : auras-tu, au plus vite, conscience de ton talent afin de creuser sans cesse son sillon ? Car le talent est le terreau du plaisir, de la confiance et du bonheur. On ne réussit pas durablement dans le stress, les larmes et la douleur. Offrir au monde ton talent, modelé de ton travail, sera le plus beau témoignage de ton passage et, au fond, la réussite de ta vie.

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